La nouvelle campagne de l'armée française en Italie, qui assurait l'avenir politique de Napoléon, avait débuté en mars 1796. La victoire de Lodi, le 10 mai de cette année, impliquait le retrait des Austro-Hongrois de Lombardie et l'entrée des Français dans Milan. Depuis la fin de l'année précédente, l'armée française en Italie avait été paralysée par le refus de son commandant, Scherer, de poursuivre la campagne contre l'armée austro-piedmontoise, au grand dam du ministre de la Guerre, qui l'avait disqualifié. Le jeune Bonaparte se présenta alors comme candidat au poste et, grâce à tous ses contacts politiques, il fut finalement nommé commandant de l'armée française en Italie. Son ascension fulgurante n'était pas tant due à ses mérites qu'à l'esprit révolutionnaire des nouvelles règles introduites dans l'armée française, qui encourageaient la promotion d'officiers issus des classes moyennes ou inférieures, contrairement à la discrimination aristocratique qui prévalait sous l'Ancien Régime.
Bonaparte, déjà commandant de l'armée, a successivement vaincu quatre généraux autrichiens, dont les troupes ont dépassé les Français, et il a forcé l'Autriche à se rendre. Le traité de Campoformio qui en résulta donna à la France le contrôle de la majeure partie du nord de l'Italie, ainsi que des Pays-Bas et de la région du Rhin. Une clause secrète promettait de donner Venise à l'Autriche. Bonaparte a donc marché sur Venise et l'a occupée, mettant ainsi fin à plus de 1000 ans d'indépendance. Plus tard, à la fin de l'année 1797, Bonaparte organisa les territoires occupés en Italie sous ce qui devint la République cisalpine. La figure représente Napoléon à l'âge de 28 ans, alors qu'il est au sommet de ses campagnes en Italie. Jeune pour la position, il est présenté comme mince et étroit d'épaules, de taille moyenne (1), avec des cheveux lâches et droits et une ligne de cheveux en arrière. Il porte un simple manteau bleu, et seuls le grand chapeau moulé représentant une cockade, le sash et le sabre l'identifient comme un officier. Rien d'autre ne révèle son haut rang. Il monte un cheval français de taille moyenne. Ce n'est pas avant cette campagne que Napoléon a pu monter ses propres chevaux, dont il a perdu cinq individus dans différentes batailles.
NOTE (1) Beaucoup de choses ont été dites au cours des deux derniers siècles sur la taille de Napoléon. Des preuves récentes suggèrent que l'Empereur mesurait en réalité 1,69 m, ce qui est légèrement plus haut que ce que l'on pensait auparavant. A notre avis, la croyance commune selon laquelle Napoléon était court résulte de deux faits différents. D'une part, les grenadiers au pied de sa Garde Impériale, qu'il a toujours fait accompagner, devaient mesurer au moins 1,78 m, et les chasseurs de la Garde Impériale au moins 1,70 m. D'autre part, les grenadiers de la Garde Impériale devaient mesurer au moins 1,70 m, ce qui n'est pas le cas de la Garde Impériale. Ainsi, les hommes militaires qui accompagnaient souvent Napoléon étaient plus grands que lui, et il avait donc inévitablement l'air plus petit à côté d'eux. D'autre part, après la mort de Napoléon, l'autopsie pratiquée par son physicien personnel, Francesco Antommarchi, a établi que Bonaparte mesurait "5/2". Aujourd'hui, cette figure est considérée comme faisant référence à la mesure française de 5 pieds 2 pouces, qui est équivalente à 5 pieds 6 ½ pouces, soit 1,69 m. Cette confusion, qui résulte de la mauvaise interprétation de la mesure française de la pouce (correspondant à l'époque à 2,70 cm) en pouces anglais (2,54 cm), est au cur de la fausse idée que Napoléon était un homme court.
Groupe
Figure(s) entièrement plastique(s)
Constitution
non peint, non assemblé (kit,
Taille/échelle
Taille 54 mm
Matériau
Alliage métallique
Époque
Époque napoléonienne
Temps
1789 - 1815
Nationalité/lieu
France
État
Neuf en magasin
Pas un jouet ! Pas pour les enfants de moins de 14 ans !