L'opération de Budapest (du 29 octobre 1944 au 13 février 1945) : Une étude opérationnelle et stratégique examine en détail les opérations de l'Armée rouge à l'approche de Budapest et la prise finale de la ville après un long siège. La première partie de l'étude porte sur l'arrivée de l'Armée rouge dans le centre de la Hongrie après le succès de l'opération Iasi-Kichinev fin août 1944 et le développement ultérieur de l'offensive à travers la Roumanie, la Bulgarie et la Yougoslavie orientale. A la mi-octobre, les Soviétiques étaient prêts à poursuivre l'offensive en Hongrie et dans sa capitale Budapest, dont la prise ouvrirait la voie à une nouvelle avancée vers l'Autriche et le sud de l'Allemagne. Cette étude examine l'avancée rapide jusqu'à la périphérie de Budapest, où la résistance germano-hongroise persistante les a forcés à s'arrêter, après quoi les Soviétiques ont tenté d'encercler la ville et ont finalement fermé le périphérique fin décembre. Les tentatives répétées des Allemands de briser le siège par plusieurs contre-offensives à l'ouest et au sud de la ville sont également examinées. Celles-ci furent cependant toutes repoussées au cours de violents combats et la garnison ennemie dut capituler le 13 février. Cette étude accorde également une grande attention aux troupes de combat (artillerie, chars et forces mécanisées, aviation et troupes du génie) pendant l'opération. L'autre étude est un document interne de l'Académie de l'état-major général qui s'intéresse aux activités du 3e front ukrainien pendant l'opération de Budapest. Pendant la majeure partie de l'opération, le 3e front ukrainien a joué un rôle clairement secondaire, chargé de protéger le flanc de l'avancée soviétique à travers la Yougoslavie et la Hongrie, tandis que le 2e front ukrainien devait recevoir les lauriers pour la prise de Budapest. Cependant, la résistance acharnée de l'ennemi le long des voies d'accès à Budapest obligea peu à peu le haut commandement soviétique à déplacer de plus en plus ses efforts vers la rive droite du Danube, d'abord pour soutenir l'isolement de la garnison de Budapest à l'intérieur de la ville, puis pour repousser les contre-offensives allemandes répétées visant à libérer la ville. C'est le succès de la défense de ces attaques par le 3e front ukrainien qui a finalement permis aux Soviétiques d'obtenir la reddition de la garnison et la fin de l'opération.