Ces mémoires d'un officier du Royal Flying Corps sur son évasion de captivité à l'automne 1917 ont été publiées au début des années 1930, vers la fin de la vague de récits de guerre personnels imprimés dans les années qui ont suivi l'armistice. Il était l'un des quelque 25 officiers de l'armée de l'air britannique qui avaient réussi à s'échapper, sur un total d'environ 1700 prisonniers. Harding était observateur dans un Bristol FE2b du 25e escadron du RFC ; il avait auparavant servi pendant dix-huit mois dans le 1er bataillon du régiment du Cheshire et avait reçu la première Military Cross pour sa bravoure lors de la conduite d'une attaque de tranchée réussie près de Mametz, dans la Somme, en décembre 1915. Son avion, piloté par le lieutenant Gerald French, a été abattu par un membre du "Flying Circus" récemment créé par Richthofen, qui pilotait un Albatross Scout. Sa carrière au sein de l'escadrille avait été très courte, puisqu'il ne l'avait rejointe qu'après le début de la bataille d'Arras, le 9 avril 1917. Après quelques semaines de captivité à Karlsruhe, il a été transféré à Strohen. Il était toujours déterminé à s'évader et était aidé dans sa tâche par Roy FitzGerald, un officier né en Nouvelle-Zélande qui avait été capturé alors qu'il servait dans les 12th Glosters. Bien qu'il s'agisse d'un livre relativement court, il est, comme tant de mémoires d'officiers évadés, bien observé d'un bout à l'autre, depuis sa première arrivée auprès de son escadron, et il donne une impression durable de la vie dans un camp de prisonniers de guerre, de son ennui, interrompu par les plans et les préparatifs d'évasion. Comme il l'admet lui-même, de nombreux prisonniers étaient prêts à survivre à la guerre, de sorte que des rapports comme celui de Harding sont loin de décrire le prisonnier de guerre typique. Peu importe le nombre de récits d'évasions de retour en Grande-Bretagne que l'on peut lire, l'impression frappante est toujours celle d'une ingéniosité extraordinaire pour s'échapper et se procurer les matériaux nécessaires à partir des objets les plus improbables. Ce qui est peut-être encore plus impressionnant, c'est la façon dont ces jeunes hommes ont fait preuve de tant d'endurance et de fermeté, et oui, de courage, pour tenter une première évasion, puis (dans ce cas) pour survivre pendant plusieurs jours à la fuite en territoire ennemi, alors qu'ils parlaient à peine un mot d'allemand. Le lieutenant FitzGerald a malheureusement été tué avant la fin de la guerre. De retour en Angleterre, il s'est engagé dans le Royal Flying Corps, mais a été tué le 1er juillet 1918 lors d'un combat aérien alors qu'il volait en tant qu'observateur dans un avion au-dessus de Morlancourt (Somme). Le récit de Harding est rédigé dans un style discret, typique des mémoires britanniques. Il n'est paru que tardivement dans le flot de publications de l'après-guerre. Dans ses commentaires, il constate que de nombreux mémoires publiés à l'époque "comptent parmi les best-sellers traitant du côté sordide de la nature humaine ...". "Ce qui se distingue particulièrement sur le triste fond de la vie carcérale, c'est la bonne camaraderie de mes codétenus".
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Texte en anglais, 16 illustrations. 224 pages.
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