Officier militaire et homme politique espagnol (Madrid, 1629-1679). Fils naturel de Philippe IV d'Espagne avec l'actrice Maria Calderon. Il fut élevé en secret, avec l'intention de l'assigner à la carrière ecclésiastique ; mais, sur le conseil du duc d'Olivares, le roi le reconnut en 1642 pour pallier l'éventuelle absence d'héritiers mâles. En 1643, il fut élevé à la dignité de prince et nommé chef de l'ordre militaire de Saint-Jean pour les royaumes de Castille et de Léon ; cependant, le roi refusa toujours de reconnaître sa légitimité et de le considérer comme un infant.
Il commença à émuler les exploits du premier Jean d'Autriche à l'âge de 18 ans, lorsqu'il fut placé à la tête de la flotte envoyée pour éteindre la révolte à Naples (1647-51). Son crédit s'est accru lorsqu'il a commandé la victoire de Barcelone en 1652, qui a mis fin à la longue guerre de la Couronne contre la rébellion en Catalogne, et qu'il a été nommé viceroy de ce territoire (1653-56).
Il fut ensuite viceroy de Flandre (1656-59), une tâche dans laquelle il obtint quelques succès contre les Français, comme la levée du siège de Valenciennes et la prise de Condé, mais il fut incapable d'empêcher la perte de Dunkerque. Enfin, Philippe IV le mit à la tête de l'armée espagnole qui tentait de reprendre le contrôle du Portugal, tâche dans laquelle il échoua (1661-64).
Après la mort de Philippe IV (1665), il passa de l'activité militaire à la politique de cour. Face aux problèmes de succession et à la faiblesse de la Couronne pendant le règne de son demi-frère Charles II, Don Jean d'Autriche aspirait à obtenir une légitimité qui lui faciliterait l'accès à la gouvernance de la monarchie. Il envisagea même d'épouser une fille du roi défunt et alarma la branche autrichienne de la Maison de Habsbourg avec ses aspirations au trône à peine voilées.
La lutte pour le pouvoir l'opposa à la reine gouverneur Mariana d'Autriche et à son favori, le jésuite autrichien Nithard. Ils tentèrent de l'écarter en l'assignant à la Flandre pour contenir une nouvelle attaque française, mais il refusa la nomination (1668). La même année, il fut bani lorsqu'on découvrit qu'il était impliqué dans un complot contre Nithard ; avant d'être arrêté, il s'enfuit en Catalogne et prit le commandement d'une force armée, avec laquelle il marcha vers Madrid, provoquant la chute de Nithard (1669). Cependant, il ne daigna pas attaquer la capitale et vit le pouvoir laissé entre les mains d'un nouveau favori, Valenzuela ; il évita de nouvelles tentatives de la reine pour l'éloigner de l'Espagne en l'envoyant en Flandre (1670) et à Naples (1675).
En 1675, il revint à Madrid avec impatience, lorsque Charles II vint à son âge et l'appela à prendre le serment avec les honneurs d'un enfant, dans une lutte intense par le jeune roi pour se libérer de la régence de sa mère et de la puissance de Valenzuela ; mais il fut immédiatement éloigné de la cour sous l'influence de la reine mère. C'est la pression des grands d'Espagne et de l'armée qui a permis sa réhabilitation après la chute de Valenzuela (1676). Dès son installation à la cour en 1677, il dirigea le gouvernement de la monarchie jusqu'à sa mort. Au cours de ces trois années, hormis les scènes de vengeance contre la reine mère et Valenzuela (qu'il bannit aux Philippines), le seul événement notable fut le Pacte de Nimègue (1678), par lequel l'Espagne céda de vastes territoires à la France.
La figure porte l'uniforme des généraux de l'époque. L'insigne continua d'être le sash de soie crimson qu'ils portaient, maintenant noué à la taille avec de grandes boucles et avec les mêmes franges et broderies aux extrémités, continuant également avec le bâton de commandement, court et avec des garnitures dorées ; les grandes plumes qui étaient auparavant portées sur les casques et les chapeaux sont maintenant remplacées par un plumage qui borde les nouveaux chapeaux de style français. Une nouvelle distinction de ce règne est la broderie sur les bords des vestes et de leurs pattes, et également sur les cordons du vêtement. En souvenir de l'ancienne armure, ils ont conservé la plaque de poitrine, mais elle était généralement portée sous la veste.
Groupe
Figure(s) entièrement plastique(s)
Constitution
non peint, non assemblé (kit,
Taille/échelle
Taille 54 mm
Matériau
Alliage métallique
Époque
17e siècle
Temps
1618 - 1648
Nationalité/lieu
Espagne
État
Neuf en magasin
Pas un jouet ! Pas pour les enfants de moins de 14 ans !