Né le 18 août 1830, à Schönbrunn (Vienne), le fils aîné de l'archiduc Francis Charles, qui était le deuxième fils de l'empereur Francis I (Saint Empereur Romain Francis II), Francis Joseph (en allemand, Franz Josef) n'était pas en ligne directe de succession. Cependant, comme son oncle Ferdinand Ier, mentalement impotent, se révéla sans enfant, Francis fut immédiatement considéré et éduqué comme un héritier présomptif.
Proclamé empereur après l'abdication de Ferdinand le 2 décembre 1848, Francis Joseph commença son règne en subjuguant une série de révolutions dans son royaume. La plus sérieuse d'entre elles, la révolution hongroise, a été écrasée avec l'aide de la Russie. Puis, après cette victoire chèrement gagnée, il a dû reconstruire son empire proche de la faillite. Commencée sous l'égide d'une constitution (4 mars 1849), cette reconstruction s'est poursuivie tout au long des années 1850, bien qu'en 1851, le constitutionnalisme ait été remplacé par un système de centralisme absolutiste.
Les revirements de la politique de Foreign au cours des années 1850, cependant, ont poussé Francis Joseph à reconsidérer sa position sur le constitutionnalisme. Il s'ensuit une période d'expériences constitutionnelles ("Diplôme d'octobre" de 1860 et "Brevet de février" de 1861) qui maintiennent la vie politique de l'Empire dans un état de crise constant jusqu'en 1867. Ces crises, ainsi que l'expulsion de l'Autriche d'Italie et d'Allemagne (1866), convainquent Francis Joseph de la nécessité de trouver des accords avec ses sujets. Il opta pour un compromis avec la nationalité la plus forte, les Magyars. Le résultat fut le compromis austro-hongrois (Ausgleich) de 1867, qui amena la reconstruction dualiste de l'empire (Austria-Hungary), les deux moitiés recevant leurs propres gouvernements constitutionnels et une autonomie interne, et leurs affaires communes étant réduites à des questions de politique étrangère et militaire et à quelques finances.
Bien que la nouvelle structure politique ait été beaucoup plus favorable à l'évolution de la démocratie politique et du capitalisme que le système absolutiste précédent, elle préservait encore l'hégémonie des classes dirigeantes antérieures. François-Joseph ne considérait pas le compromis comme une solution idéale, mais il combattit toutes les tentatives de le modifier par peur de perturber l'unité de son empire. La faiblesse de cet arrangement fut révélée non seulement par la rivalité persistante entre les deux partenaires, mais aussi par la croissance de l'antagonisme et de l'extrémisme national germano-chèque en Bohême et par l'irrédentisme serbe de plus en plus belliqueux.
Après avoir été chassé d'Italie et d'Allemagne, l'empire de François-Joseph devint de plus en plus actif dans les Balkans, ce qui aboutit à l'occupation (1878) puis à l'annexion (1908) de la Bosnie-Herzégovine. Cette politique, cependant, a rapidement placé l'Autriche-Hongrie sur une trajectoire de collision directe avec la Russie, forçant Francis Joseph à chercher un soutien auprès de l'Allemagne bismarckienne sous la forme de la Dual Alliance (1879). Cette alliance s'avéra plus tard être la première étape vers la polarisation politique de l'Europe, une polarisation qui, avec la lutte des nationalités dans la région danubienne et balkanique, fut d'une importance décisive dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale et la dissolution de l'Empire.
François-Joseph était un homme aux goûts simples. Sa pensée politique était aussi simple et facile que sa vie privée. Il était en fait un despote bienveillant, incapable de saisir le sens et la raison des idéologies modernes et des institutions politiques populaires. En même temps, il était dévoué au devoir, à l'honneur et au bien-être de son peuple. Par-dessus tout, il croyait en l'appel et en la destinée de sa dynastie. Sa mort à Schönbrunn, le 21 novembre 1916, marqua le passage d'un âge.
La figure montre une image très commune de François-Joseph Ier. Il porte l'uniforme de maréchal des logis autour du palais de Schönbrunn à la fin de l'année 1908, après l'annexion de la Bosnie-Herzégovine, un fait qui signifierait le début du conflit dans les Balkans. François-Joseph Ier a maintenu la coutume de ses promenades quotidiennes à cheval, pratiquement jusqu'à sa mort.
Groupe
Figure(s) entièrement plastique(s)
Constitution
non peint, non assemblé (kit,
Taille/échelle
Taille 54 mm
Matériau
Alliage métallique
Époque
vers 1900 (Empire)
Temps
1871 - 1918
Nationalité/lieu
Autriche
État
Neuf en magasin
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